À 25 ans, Gédéon Pochat est un athlète accompli. Partageant son année sportive entre trail et ski-alpinisme, ce haut-savoyard apparente sa pratique à une furieuse envie de découverte des sommets et de recherche de la performance.
Qu’est ce qui t’a attiré vers la pratique du trail ?
Comme beaucoup d’enfants, je suis passé par le foot que j’ai pratiqué durant 7 ans en club. J’ai ensuite intégré le FC Annecy-Le-Vieux. Pour suivre le rythme des entrainements, j’ai commencé à faire des footings aux alentours de la maison. Je pratiquais alors déjà le trail sans le savoir ! Je faisais à l’époque la course du village avec mon grand-père, ainsi que la montée de la Tournette. Puis j’ai intégré le Club Alpin Français d’Annecy. Cette même année, j’ai troqué mes crampons contre des paires de baskets et de skis de randonnée. J’ai tout de suite adhéré à ces sports en pleine nature, pouvoir aller là où l’on veut. L’entrainement est devenu un jeu.
Le fait que le trail soit un sport en solo m’a aussi attiré. Après 11 ans à partager en équipe, on a envie de savoir ce que l’on vaut seul. Ce qui me plait, encore aujourd’hui, et me motive tous les jours à m’entrainer, c’est cette curiosité, cette envie de découverte de nouveaux sommets, mais aussi la recherche de la performance.
Tu es également féru de ski-alpinisme. Dans quelle mesure celui-ci complète-t-il ta vision du sport ?
Le ski-alpinisme est pour moi un moyen de faire l’année complète. Certes, il est difficile d’enchaîner les deux saisons : plus de 30 dossards par an, ces trois dernières années, ça fatigue un peu ! Le ski, c’est la bonne solution pour rester en montagne toute l’année. Pour ce qui est du côté compétition, c’est un sport très complémentaire qui offre un circuit de coupe de monde, où l’on peut se comparer en permanence à l’élite mondiale. D’un point de vue purement physiologique, le ski-alpinisme est beaucoup moins traumatisant que le trail. Pour moi, ces 2 sports sont complémentaires et me permettent d’arpenter les montagnes tout au long de l’année.
Quelle est la plus grosse difficulté que tu aies rencontrée dans ta jeune carrière de sportif ?
J’ai été victime d’une blessure à la cheville. Au delà de la douleur, j’ai eu une longue période de convalescence. Suite à mon opération, j’ai passé Noël, le nouvel an ainsi que mes 20 ans en centre de rééducation, en mettant de côté ma saison de ski-alpinisme. En revanche, pour garder la motivation, j’ai choisi de participer à un circuit de trail organisé par Salomon. À la fin de l’année, je remportais le circuit en catégorie espoir et intégrais la Team de la marque. C’était sûrement ma plus grosse difficulté mais aussi ma plus belle récompense.
Comment imagines-tu ton avenir sportif ? En quoi la team CADS peut-elle contribuer à cette évolution ?
Je veux essayer d’atteindre mes limites et évoluer au plus haut niveau international. Au-delà de l’aspect financier que m’apporte le Crédit Agricole des Savoie, c’est avant tout une expérience humaine. Tout au long de l’année, nous évoluons chacun dans notre discipline avec « les mêmes personnes » : coachs, coéquipiers, adversaires, etc. La Team permet de rencontrer d’autres athlètes de haut-niveau et offre une nouvelle vision de ton propre sport.
On a toujours à apprendre d’autres disciplines et d’autres sportifs et il est intéressant de trouver comment transposer leur savoir-faire à notre pratique.
La Team regroupe justement des sportifs de sports outdoor variés, nous permettant ainsi de sortir de notre « bulle » et d’avoir une vision extérieure en nous donnant un peu de recul.